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Prophylaxies en cheptels bovins

Campagne de prophylaxie 2011/2012

Ce début de campagne permet de faire le point sur l’organisation des prophylaxies de cheptel et leur adaptation en fonction des résultats des campagnes passées et des évolutions à venir.

03 novembre 2011 Christophe Le Maux (GDS Creuse) Vu 2437 fois
Plus des 3/4 des prélèvements sont effectués sur 4 mois, de décembre à mars. Cela induit un goulot d’étranglement important. Il va donc de soi que tout étalement des prophylaxies, en particulier avec une augmentation de la réalisation au cours de l’automne, ne peut qu’entraîner une amélioration des délais de rendu des résultats.

Plus des 3/4 des prélèvements sont effectués sur 4 mois, de décembre à mars. Cela induit un goulot d’étranglement important. Il va donc de soi que tout étalement des prophylaxies, en particulier avec une augmentation de la réalisation au cours de l’automne, ne peut qu’entraîner une amélioration des délais de rendu des résultats. - © GDS Creuse

La campagne de prophylaxie bovine, sur notre département, se déroule du 1er septembre au 30 juin de l’année suivante. Tous les élevages doivent réaliser leur prophylaxie au cours de cette période.

Un déroulement des prophylaxies…
Avant le début de campagne, GDS Creuse transmet à chaque vétérinaire sanitaire la liste des éleveurs chez lesquels ils doivent intervenir, avec les dates prévisionnelles de prophylaxies, les statuts IBR et la situation paratuberculose. Les vétérinaires retournent cette liste à GDS Creuse après vérification et modification si besoin. Il fournit ensuite au vétérinaire, à sa demande, les Documents d’accompagnement des prélèvements (DAP). La première page du DAP constitue un récapitulatif où sont indiquées les caractéristiques de l’élevage, notamment en matière d’analyses à réaliser et de nombre d’animaux à prélever pour chaque type d’analyse. Les pages suivantes sont constituées du listing des bovins concernés avec indication pour chacun des analyses dont il doit faire l’objet. Pour les cheptels concernés, apparaissent également les positifs ou vaccinés en IBR qui ne sont pas à prélever pour analyse IBR ; le Document d’accompagnement des vaccinations (DAV) IBR est joint, permettant une vaccination IBR en même temps que la prophylaxie.

… avec des règles générales à respecter …
En élevage allaitant, les bovins de plus de 24 mois non-connus positifs en IBR doivent faire l’objet d’un prélèvement de sang. Le motif de toute sous-réalisation (prélèvement impossible, bovin à l’engrais devant partir à l’abattoir dans les 90 jours suivant le début de prophylaxie, bovin introduit depuis moins de 90 jours par rapport à la date de fin de prophylaxie, etc.) sera indiqué par le vétérinaire dans le cadre « commémoratifs » de la première page du DAP qui suit les prélèvements au LDA. Concernant les délais, les prises de sang doivent être réalisées tous les 12 mois. Pour les prophylaxies fractionnées, l’écart entre le début et la fin de prophylaxie ne doit pas excéder 90 jours et le délai maximum entre deux prophylaxies ne doit pas être supérieur à 15 mois.

… et une répartition annuelle des prélèvements à étaler.
Environ 220 000 prises de sang sont réalisées par an (voir graphique). Plus des 3/4 de ces prélèvements sont effectués sur 4 mois, de décembre à mars. Cela induit un goulot d’étranglement important. La capacité maximale de traitement des échantillons au LDA se situe entre 40 et 45 000 prélèvements par mois. Il va donc de soi que tout étalement des prophylaxies, en particulier avec une augmentation de la réalisation au cours de l’automne, ne peut qu’entraîner une amélioration des délais de rendu des résultats.
 
Une vérification de l’adéquation entre les analyses demandées et les besoins réels du cheptel sera effectuée par le vétérinaire en concertation avec l’éleveur. Afin d’augmenter l’implication de chacun dans cette phase et aussi d’assurer l’éleveur de la bonne réalisation de ses demandes, la première page fournie avec les prélèvements de prophylaxie sera signée systématiquement par le vétérinaire et par l’éleveur.

Une vérification de l’adéquation entre les analyses demandées et les besoins réels du cheptel sera effectuée par le vétérinaire en concertation avec l’éleveur. Afin d’augmenter l’implication de chacun dans cette phase et aussi d’assurer l’éleveur de la bonne réalisation de ses demandes, la première page fournie avec les prélèvements de prophylaxie sera signée systématiquement par le vétérinaire et par l’éleveur. - © GDS Creuse

Une situation sanitaire creusoise très favorable …
La Creuse est indemne de brucellose, tuberculose et leucose. Les allégements de prophylaxie sont effectifs depuis 1999. Certains départements sont, encore aujourd’hui, contraints de réaliser des intradermo-tuberculinations dans leurs cheptels. La situation vis à vis de l’IBR s’est encore améliorée, avec une augmentation de 0,52 % de cheptels négatifs et une baisse de 20 % du nombre de cheptels positifs. Une sensibilisation à l’élimination des bovins positifs en IBR entreprise l’année précédente est reconduite cette année par GDS Creuse (voir articles des 2 et 9 septembre). Cette action a pour objectif, d’une part, de permettre à ces élevages d’acquérir une appellation IBR et, ainsi, d’accéder à de nouveaux marchés (exportation vers l’Afrique du Nord, les pays de l’Europe de l’Est, la Turquie, etc.) et d’autre part, de placer notre département, à moyen terme, en ZEF (Zone épidémiologique favorable), c'est-à-dire détenant moins de 1 % de cheptels avec des animaux positifs. Ceci permettra de réduire à 20 % des plus de 24 mois, le nombre d’animaux à prélever. En paratuberculose, pour les élevages adhérents au Herd-Book Limousin (obligation de dépistage de la paratuberculose), 87,61 % des élevages creusois adhérents au HBL bénéficient de l’apport de garantie conforme au référentiel technique national, soit une augmentation de 8,61 points par rapport à l’année précédente.

… avec une vérification systématique des demandes d’analyses à réaliser
Une vérification de l’adéquation entre les analyses demandées et les besoins réels du cheptel sera effectuée par le vétérinaire en concertation avec l’éleveur. Au delà des obligations réglementaires, cela permet de répondre aux besoins complémentaires de l’élevage (paratuberculose, cas particuliers IBR, sérologie douve, demandes BVD, etc.). Cette phase est primordiale et demande à être réalisée à chaque intervention avec une pleine mobilisation du vétérinaire et de l’éleveur. Afin d’augmenter l’implication de chacun dans cette phase et aussi d’assurer l’éleveur de la bonne réalisation de ses demandes, la première page fournie avec les prélèvements de prophylaxie sera signée systématiquement par le vétérinaire et par l’éleveur, pour validation, en cas de demande d’analyses concernant les prophylaxies non-réglementées. Le maintien en sérothèque (2 à 3 mois) par le LDA permet de rattraper un oubli, il ne faut donc pas hésiter à y recourir rapidement en cas de besoin. Le LDA s’est fixé comme objectif un délai de 15 jours en période normale et 30 jours maxi en période chargée entre la date de prélèvement et la date de résultat.

Un engagement collectif fort pour un coût sanitaire réduit et maîtrisé
Le mutualisme représente une des bases historiques de l’action de GDS Creuse. Depuis la campagne 2006/2007, une convention entre le Conseil général et GDS Creuse permet des coûts diminués pour les analyses (-25 %) et une simplification car seuls les résultats de prophylaxie non-négatifs sont transmis par écrit aux éleveurs. Cependant, GDS Creuse peut transmettre tous les résultats sur simple demande de ses adhérents. Concernant l’obligation de vaccination (ou d’élimination) des bovins séropositifs en IBR, GDS Creuse octroie, via des fonds du Conseil général, une aide de 50 % du montant des frais relatifs à la vaccination. Pour en bénéficier, les élevages à jour de leurs vaccinations doivent faire parvenir à GDS Creuse les factures correspondantes acquittées. GDS Creuse, en relation avec les vétérinaires, a décidé de s’investir plus dans le plan parasitisme, notament en proposant de réaliser des analyses complémentaires (sérologie de mélange douve) sur les prises de sang de prophylaxies, avec une prise en charge de 50 % de ces analyses. Le détail technique et financier de ce plan vous sera présenté dans un prochain article.

Pour une qualité sanitaire collective adéquate,une forte implication de GDS Creuse
L’implication de GDS Creuse dans les prophylaxies collectives constitue un de ses métiers premiers depuis 1953. Grâce à la mobilisation de tous, les résultats sont éloquents et l’action doit se poursuivre de manière raisonnée pour la santé de nos cheptels et les atouts commerciaux. L’investissement de GDS Creuse est technique et financier à travers les conventions (DDCSPP ; Conseil général et LDA), le tiers payant (vétérinaires, LDA) qui permettent des allègements administratif et financier conséquents; il est également présent, en relation avec les vétérinaires et/ou la DDCSPP dans les plans d’assainissement ou lors de tout résultat « discordant ». Pour tout renseignement complémentaire n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire ou GDS Creuse.

 

 

 
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