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La filière porc bio Limousin s’organise

Depuis maintenant plusieurs années, la filière Porc bio Limousin se structure. Elle est aujourd’hui à mi-parcours du programme initié à sa création, l’occasion pour elle de faire un bilan d’étape.

30 octobre 2011 P. Dumont Vu 1582 fois
Les partenaires de la filière se sont réunis courant octobre pour planifier les actions à venir. De gauche à droite : Vincent Drevet, Coop de France Limousin, Francis Frechou, Porlim, Pierre Chezalviel, président de Porlim, Christophe Bouzonie, éleveur de porc bio en Haute-Vienne, Jean Claude Floquet, Moulin Beynel.

Les partenaires de la filière se sont réunis courant octobre pour planifier les actions à venir. De gauche à droite : Vincent Drevet, Coop de France Limousin, Francis Frechou, Porlim, Pierre Chezalviel, président de Porlim, Christophe Bouzonie, éleveur de porc bio en Haute-Vienne, Jean Claude Floquet, Moulin Beynel. - © La Creuse agricole et rurale

Après trois années d’un travail de fond et efficace, la filière Porc bio régionale a pris ses marques. Pour ses responsables, le moment est venu de faire le point sur le chemin parcouru et ce qui reste à faire. C’est fin 2008 que germe l’idée d’une filière porc bio limousine sous l’impulsion de Christophe Bouzonie. Le besoin, chiffré à 200 porcs par semaine, existe ainsi que la volonté de faire un porc bio Limousin durable. Une durabilité à la fois économique, qui apporte de la valeur ajoutée à toute la filière et écologique afin de respecter notre environnement. L’objectif est également de permettre aux consommateurs de trouver les produits bio dans un maximum de points de vente.  Tous les acteurs de la filière prennent part à la discussion : groupements de producteurs (Copalice, Cirhyo et Païso), abatteurs, transformateurs, collectivités locales (région Limousin), organisations pro­fes­sion­nel­les (Chambre régionale d’agriculture, Coop de France Li­mou­sin). Et le partenariat se dessine avec pour parties prenantes la coopérative Païso, le fabricant d’aliment Moulin Beynel et les salaisonniers Bioporc (Vendée) et Demont (Confolens), entre autres. Les objectifs à l’horizon 2015 sont les suivants : passer de 16 à 46 éleveurs de porcs bio en Limousin avec des exploitations naisseurs-engraisseurs de 50 truies minimum et augmenter le volume de production de 6 000 à 16 000 porcs.
Dès le début 2009, un dossier est déposé à l’Agence bio pour aider la filière naissante, via le fonds de structuration des filières. Le Conseil régional est également sollicité. Aujourd’hui, le projet, ambitieux, est accompagné financièrement par les deux structures. La Région a notamment validé commission permanente fin 2010, l’augmentation de 70 000 à 110 000 euros des investissements éligibles pour les projets porc Bio Limousin dans le cadre du PMBE. À ce jour, le Limousin compte 18 élevages de porcs bio et trois élevages naisseurs engraisseurs de 50, 80 et 35 truies entrent en production. Trente animaux sont abattus chaque semaine et valorisés en Vendée. Maintenant que les financements sont là, la filière souhaite désormais passer à la vitesse supérieure. Des GMS sont intéressées par le porc bio Limousin mais la cadence d’abattage doit s’accélérer. « On commence à parler de notre démarche. Dans les mois à venir, il nous faut travailler sur la contractualisation avec les abatteurs mais aussi s’efforcer de développer l’activité de transformation », déclare Francis Fréchou, animateur de Porlim. « D’ailleurs, ajoute Pierre Chezalviel, président de PORLIM et coresponsable du dossier Porc Bio avec Christophe Bouzonie, nous venons de contractualiser avec l’un d’eux pour 40 porcs par semaine jusqu’à 2015. »
Actuellement, des discussions avec la région Limousin concernant la conversion de la porcherie du lycée agricole de Naves, initialement productrice de Porcs Label Rouge sont en cours. Un moyen de sensibiliser agriculteurs et techniciens de demain. Par ailleurs, la chambre régionale d’agriculture souhaite valoriser l’expérience menée, notamment pour sensibiliser les éleveurs et montrer que cette structuration de filière pourrait s’envisager dans d’autres productions. Cette action s’insèrerait dans le Programme limousin des acteurs de l’agriculture biologique (PLAAB), contrat de progrès signé entre l’État, la région Limousin et la chambre régionale d’agriculture.
 

 

 
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