Le G20 agricole est un bel essai collectif mais attention à la transformation !
On pourrait résumer ce G20 agricole à quelques chiffres : 1 déclaration de 20 ministres concernées sous forme d’un plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture; dans ce plan, 56 paragraphes dont 11 d’intérêt général ; les 45 suivants sont répartis en 4 grands chapitres (production et productivité agricoles, information et transparence des marchés, coordination politique internationale, réduire les effets de la volatilité des prix pour les plus vulnérables). Le document officiel rappelle juste que 9 milliards d’individus devront être nourris en 2050, ce qui implique une augmentation de 70 % de la production agricole mondiale en générale et de 100 % de celle qui concerne les pays en développement. Pour le reste, pour le dire de façon positive, les chantiers sont ouverts et les étapes à franchir sont fixés dans le temps.
Oui, mais…
Du côté des acteurs de l’agriculture, les réactions penchent plutôt vers l’optimisme. « Je suis satisfait, oui. C’est une vision plus multipolaire qui s’affirme. Tout ce qui concerne l’augmentation de la production pour satisfaire les besoins, la recherche et l’innovation, faire de 2012 l’année de l’eau ou encore l’idée de mettre en place un institut international de recherche sur le blé… va dans le bon sens. Ces propositions sont en phase avec nos demandes et celles exprimées lors de la rencontre à Paris des 120 délégations paysannes représentant 80 pays. On sent qu’un mouvement est enclenché. Celui-ci reconnaît que, désormais, on ne peut plus traiter l’agriculture et l’alimentation n’importe comment. Limiter tout ce qui est de nature à déstabiliser les marchés, ne plus agir dans le court terme vis-à-vis des besoins alimentaires, sont des pistes maintenant clairement exprimées » a affirmé Xavier Beulin, président de la FNSEA. Mais le syndicat majoritaire garde la tête froide : « C’est un premier résultat, reste quand même à confirmer les points sur la régulation et la supervision des marchés financiers agricoles, par les ministres des finances et les gouverneurs de banques centrales du G20. On sait que certains pays, notamment la Grande-Bretagne et l’Australie, sont un peu réticents à la mise en place d’une forme de régulation financière.
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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 1er juillet 2011.
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