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Jeunes Agriculteurs

L’installation au centre des préoccupations

Aide à l’installation, droit de la concurrence, taxe foncière, etc. À l’occasion de leur conférence de rentrée, Jeunes Agriculteurs ont formulé des demandes concrètes aux candidats à la présidentielle.

08 février 2012 Actuagri Vu 640 fois

« l’agriculture, la recette gagnante à partager ». C’est le nouveau slogan que les Jeunes Agriculteurs (JA) comptent marteler aux candidats à l’élection présidentielle. Lors de leur conférence de presse du 24 janvier, les JA ont évoqué plusieurs dossiers où des avancées concrètes seraient à envisager. « Nous voulons mettre l’accent sur l’installation », a insisté Jean-Michel Schaeffer, le président des JA. Selon le syndicat, le budget des pouvoirs publics pour l’accompagnement à l’installation est passé de 14 millions d’euros à 2 millions en 2 ans. « On ne peut pas soutenir l’agriculture sans soutenir l’installation », constate Christophe Chambon, secrétaire général des JA. Des propositions concrètes sont attendues pour les financements à la reprise des exploitations agricoles. JA souhaitent des aides pour 1 000 installations supplémentaires sur 5 ans pour assurer le renouvellement des générations et que la politique d’installation ait un caractère obligatoire dans la prochaine PAC (et non optionnelle comme il est proposé). Malgré tout, les JA se félicitent de la mise en place de la taxe sur le changement de destination des terres agricoles (dans le cadre de la Loi de modernisation agricole) et invitent le prochain gouvernement à la maintenir et même à l’augmenter afin qu’elle soit « dissuasive ». Autre priorité : la restauration collective. « Pour 2012, nous voudrions exiger que 20 % des produits de restauration collective soit issus d’agriculture locale et de saison », continue Christophe Chambon. Selon le syndicat, les appels d’offres et les réglementations sont à revoir. JA lance également un appel aux pouvoirs publics afin que la France se mettent au niveau des normes européennes. Le renforcement des filières et la construction d’une interprofession avec les « voisins européens » sont également au cœur des préoccupations. « Il n’est plus possible d’organiser une filière sans prendre en compte le droit européen, notamment au niveau de l’Autorité de la concurrence. On nous crève nos initiatives dans l’œuf », fustige Jean-Michel Schaeffer qui espère que la nouvelle PAC aura un véritable impact sur l’harmonisation des règles et normes européennes. « On montre toujours du doigt l’Allemagne, surtout en ce moment avec le coût du travail, mais il faudrait plutôt se donner un projet collectif en Europe », continue le président des JA.

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 3 février 2012.

 

 

 
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