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228 charolais pour le Kazakhstan

Mardi 13 décembre, cinq camions ont emporté 222 génisses et 6 taureaux charolais vers les steppes Kazakh. Autant d’animaux destinés à reconstituer le cheptel allaitant de ce pays qui entend développer sa production de viande bovine et l’exporter plus particulièrement sur la Chine et la Russie.

04 janvier 2012 François d'Alteroche Vu 1554 fois
La quarantaine a eu lieu dans une stabulation de l’exploitation d’Yvon Laboisse située à quelques kilomètres du siège de Socaviac à Villefranche d’Allier.

La quarantaine a eu lieu dans une stabulation de l’exploitation d’Yvon Laboisse située à quelques kilomètres du siège de Socaviac à Villefranche d’Allier. - © François d’Alteroche

Après le départ de 347 Aubracs pour le Kazakhstan début novembre depuis l’Aveyron, 228 reproducteurs Charolais ont eux aussi pris la direction de ce pays le 13 décembre dernier en partance de l’Allier. Un voyage de 8 000 km via l’Allemagne, la Pologne, le Biélorusse et la Russie. Une expédition à mettre au crédit de la société Intergenes dirigée par Laurent Antignac.
Ce dernier s’est appuyé sur Global et Socaviac, deux des principales organisations de producteurs du bassin Cha­ro­lais pour trouver les 222 génisses correspondant au cahier des charges requis : plus ou moins un an, de 330 à 400 kilos, trois générations d’ascendants connus et second rappel FCO réalisé depuis au moins 60 jours. Tout s’est finalisé les derniers jours d’octobre pour que les animaux puissent être expédiés avant la fin de l’année après la quarantaine réglementaire.
« Nous avons été sollicité début novembre. Nous n’avons donc eu que quelques jours pour trouver la totalité des animaux », explique Raphaël Colas, responsable de l’antenne de Villefranche d’Allier pour Socaviac. Les génisses proviennent d’une cinquantaine d’élevages, principalement de l’Allier, de la Saône et Loire et des zones limitrophes. Réglées aux naisseurs français une moyenne de 1 000 euros par tête, elles sont accompagnées de six taureaux de deux ans choisis par Charolais Expansion pour leur bonne prédisposition à des vêlages faciles. « Tous ces animaux partent dans l’élevage Algabas situé à Urdzar dans le nord est du Kazakhstan. Cette exploitation se compose de 13 000 hectares dont 3 000 de cultures mais il s’agit de surfaces qui n’ont rien de comparable avec ce que l’on peut voir dans le centre de la France », s’empresse de préciser Smagulov Agybai Kusmanovich, zootechnicien kazakh qui suit, supervise et conseille pour ce projet Mauletbek Kaliev l’acquéreur de ces animaux. « Je possède déjà des bovins allaitants. Il s’agit d’animaux « Aulecol ». C’est une race synthétique. » explique d’ailleurs ce nouvel éleveur ce charolais. L’Aulecol a été créé à partir des premiers  charolais qui ont été importés par le Kazakhstan dans les années 1960 en les croisant ensuite avec de l’Angus et la tête blanche Kazakh, une race ressemblant fort à la Hereford. Il s’agit d’animaux dont le format est moins important que les charolais français. Les génisses pèsent autour de 400 kg lors de la mise à la reproduction à deux ans et les taureaux adultes avoisinent la tonne.

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 30 décembre 2011.

 

 

 
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