Vous êtes iciAccueil Deux-SèvresLes banques restent relativement optimistes pour le financement agricole
Banques

Les banques restent relativement optimistes pour le financement agricole

Sauf nouvelles tensions sur le marché des liquidités, les taux et conditions de prêts à l’agriculture ne devraient pas changer en 2012. Mais les banques restent prudentes car toutes font appel aux marchés pour le financement des investissements de leurs clients.

01 février 2012 La Rédaction Vu 1655 fois
Mots clés : Actualités

- © Reussir

La perte du triple A par la France n’aurait pas suscité beaucoup d’inquiétude de la part des clients des banques en Deux-Sèvres. Même si certaines ont elles aussi, été dégradées. Alain Minault, président de la caisse régionale Charente-Martitime Deux-Sèvres, tient à rassurer les entreprises et les particuliers : « La dégradation concerne le groupe, pas les caisses régionales ». Dans son projet de groupe mis en place en décembre, et pour dix ans, le Crédit agricole a cependant décidé de tirer les conséquences de la période de tension actuelle sur le marché des liquidités. « Nous recentrons nos activités sur la banque de détail au service de nos clients », précise-t-il. « Pour les agriculteurs, cela n’aura pas de conséquence, poursuit-il. S’il le faut on peut augmenter les encours. » Il note cependant qu’avec une épargne moins rémunérée, certains la « cassent » pour financer des investissements qui en 2011 ont accusé une baisse. De même, l’épargne a été moins abondante. Cette baisse des investissements pourrait même se poursuivre, compte tenu de « la fluctuation des cours » et de l’incertitude que représentent les changements prévus en matière de Politique agricole commune. « A ce jour », pour 2012, Alain Minault reste cependant optimiste. Il parle de « stabilité » des taux et de garanties qui devraient rester les mêmes. Ce qui ne l’empêche pas de faire preuve de prudence : « On doit continuer à être attentifs sur les dossiers ».La caisse régionale concentre son attention sur les écarts de revenus dans les exploitations agricoles. « Ils se creusent », déplore-t-il. La tendance n’est pas nouvelle. « Toutes les productions sont concernées », souligne-t-il. Et de citer les élevages de chèvres, « en hors-sol en particulier », très dépendants des cours des aliments.Au Crédit mutuel, également « les taux et les critères d’attribution des prêts n’ont pas été changés. Ce sont les mêmes depuis le 15 décembre », explique Yves Pouzet. La remarque concernant la dégradation vaut là aussi, puisqu’elle concerne la Caisse fédérative, et non des caisses comme le CMO. Pour 2012, le délégué départemental a la ferme intention « de maintenir les volumes de crédit au niveau de 2011 », cette année-là en progression. Il estime que la conjoncture joue en sa faveur, car selon lui « d’une façon générale, la situation des agriculteurs s’améliore », comme la demande soutenue de crédit sur les derniers mois le prouve. Reste que les banques doivent faire appel à des liquidités sur les marchés pour financer les prêts. Si des tensions apparaissent, les taux montent. Et dans ce cas, les crédits aux entreprises augmenteront dans une mesure qui variera dans une proportion inverse à celle de l’importance de l’épargne locale qu’elles collectent.Si Xavier Beulin, le président de la Fnsea, a déclaré le 18 janvier « relativiser » la perte du triple A, il a aussi insisté sur la nécessité de « retrouver le chemin de la croissance ».Le Sival du 17 au 19 janvier à Angers, salon des matériels et techniques des fruits et légumes, viticulture, horticulture - premier grand rendez-vous de l’année - est souvent qualifié de baromètre des tendances. « Malgré un contexte de crise, les exposants nous ont rapporté un volant d’affaires non négligeable », note Bruno Dupont, président du salon et de la FNPF. Ce qui signifie que « l’année risque d’êtremoins mauvaise que prévu, que les gens vont probablement continuer à investir ». Pour les agro-équipementiers, le danger est ailleurs : la dégradation de la note française a en effet pour eux « zéro conséquence », estime Michel Bombon, du Syndicat national des entreprises de services et distribution du machinisme agricole (Sedima). Il rappelle, en outre, que la légère baisse du revenu des agriculteurs n’a pas altéré les bons niveaux d’investissements observés en 2011 et prévus pour 2012. Selon lui, une éventuelle augmentation du taux d’intérêt aura moins d’impact sur le niveau des investissements en matière d’agroéquipements qu’un phénomène plus pernicieux encore  : la volatilité du prix des matières premières.
 

 

 
les adresses emails ne sont pas affichées dans les commentaires

Caractères restants - Le HTML n'est PAS accepté

Recopiez le code dans ce champ :
Code de sécurité anti spam charger un nouveau code

J'accepte les conditions d'utilisation *

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Creuse Agricole et rurale se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

* = obligatoire !
Vous avez aimé cet article et vous désirez le faire connaître ?
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Cet article vous a plu ?
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal La Creuse Agricole et rurale
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 - Groupe Reussir La Creuse Agricole et rurale.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.

 
 

L'ACTU EN PHOTO

Sophie, une pharmacienne devenue agricultrice
Sophie, une pharmacienne devenue agricultrice
De gauche à droite : Jean-Luc Desnoyer, [...]
Premier bilan du programme de recherche Massif central sur [...]
De gauche à droite : Gérard d'Aubigny, [...]
François Hollande a creusé l’écart
Faire enfin de l’origine montagne un atout
Faire enfin de l’origine montagne un atout
Installation et foncier, priorité de JA Limousin
Les groupes herbe fleurissent en Creuse
Poursuivre le travail engagé pour faire face à [...]
3 900 euros, le prix moyen des taureaux vendus le [...]
Patrick Bénézit est revenu sur la [...]
Brillant économiste, JP Betbèze a [...]
Selon le journaliste économique, l’explosion de la [...]
Benoît Daudon a accueilli les participants dans sa [...]
À la tribune de gauche à droite : Ethel [...]
Yves Henri et Jean-Philippe Viollet accueilleront les [...]
Le virus de Schmallenberg a connu une large diffusion [...]
Tout agneau, veau ou chevreau, fœtus ou nouveau-né [...]
La dynamique d’une production d’avenir
Un nouveau protocole d’appréciation de la [...]
De gauche à droite : Brigitte Alanore, [...]
Élections aux chambres d’agriculture : clôture [...]
Faut-il craindre une nouvelle sécheresse ?
Des adaptations du plan de lutte historique contre la [...]
La Blonde d'Aquitaine tiendra son concours national sur [...]
Un système concerté de [...]
Les signataires du contrat.
Les préoccupations du Massif Central portées [...]
La diversité des prairies est un atout.
Les champions Limousins du SIA
« Se former pour être plus fort »
Comment mieux gérer son herbe ?
Journées portes ouvertes les 16 et 17 mars
« Nous avons recueilli 100 000 signatures »
La filière porc bio Limousin se met en place
La troisième version de la Charte des bonnes [...]
Anne-Marie Boulengier et ses collaborateurs ont reçu [...]
De gauche à droite : Yannick Fialip, Thierry [...]
Un nouveau président à la section bovine de la [...]

Recherche par mots-clés

Les articles les plus...